On passe sa vie à grandir, à changer, à apprendre, à espérer. Chaque nouvelle expérience est bonne a prendre, qu'elle fasse du mal ou du bien, chaque nouvelle claque est bonne a prendre aussi. Parce que oui la vie c'est ça. Et que non le temps de s'arrêtera pas de passer pour nous. Oui dans cent ans on parlera peut être de la crise des années 2000 dans les livres d'histoire et oui également dans 300 on nous aura oublié. Personne n'arrêtera jamais ce foutu temps, il continuera de couler, encore et toujours, toujours à la même vitesse sans jamais s'arrêter, oui c'est vrai. Et pourtant, l'unique objectif de chacun aujourd'hui, c'est de vivre mieux, de construire, d'aimer, d'être aimé aussi pour beaucoup... On s'acharne comme elle dit à s'accrocher à des gens qui finiront, encore, par partir. Mais parce que c'est ça la vie. Parce qu'on est ici bas et qu'il faut passer le temps. Qu'on n'a pas le choix. La perte fait mal, parfois trop, et on se dit « plus jamais » et pourtant on est toujours le lendemain, le sur lendemain à chercher encore et encore un simple petit être qui pourrait nous apporter la plus insignifiante des choses. Du moment qu'on nous apporte quelque chose.... Au fond c'est tout ce qui conte. Non la nature humaine n'as pas été faite pour souffrir, on n'est pas fait pour s'auto détruire. Simplement on a besoin de ça. C'est le seul moyen que chacun a trouvé pour apprendre, pour profiter. Il arrive parfois le moment du déclic. Il arrive parfois le moment du réveil. C'est a ce moment qu'on comprend que tout, tout ce qu'on a pu vivre ce n'était pas du temps de perdu. Il faut cesser, cesser de regarder en arrière pour voire ce que l'on a perdu, il faut regarder en arrière pour voire ce que l'on a gagné. Et vite, très vite. Ne jeter qu'un simple coup d'½il, rapide, et reporter sur regard sur l'avant pour éviter de se cogner, de se heurter, encore à une surface inconnue. La nature humaine est étrange, pathétique presque. Alors pourquoi s'obstiner à vouloir tout justifier ? Moi je veux comprendre, tout. Pourquoi ? Je ne sais pas pourquoi, ce n'est pas ça l'important. L'important c'est que je pense, sans arrêt, que je passe mon temps à penser, aux gens que j'aime et à ce qui m'indignent. Je passe mon temps à me projeter, à me demander ce que ca va donner. Je m'interroge sur le pourquoi du comment. Et j'ai beau me dire que ça n'avance è rien, qu'il serait préférable que je passe à autre chose, ces questions elles sont là. Et quand après un grand instant de remise en question, quand j'arrive au doute de mes relations aux autres, là je me dis que c'est fou. C'est fou qu'à chaque fois tout revienne toujours aux autres, jamais, jamais je termine sur une question me concernant moi et moi seule. On vite pour les autres et par les autres. Plus qu'un besoin, une fatalité. Je demande une trêve, je ne veux plus dépendre d'eux, je ne veux plus vivre à travers eux. J'essaye et pourtant je sais, je n'y parviendrai jamais, Le fait est qu'on ne change pas ce qu'on est.